Mercredi 18 mars 2010 –
Communiqué de Patrick BOUBE, Conseiller Général
Hommage à Jean FERRAT
"Un jour pourtant, un jour viendra, couleur d’orange..."
A quelques jours du printemps, Jean Ferrat a tiré sa révérence. Le chanteur engagé, le poète, l’amoureux des poètes, le rebelle s’est éteint dans son village adoptif d’Antraigues en Ardèche. Ce n’est pas parce qu’il était un ancien élu- conseiller municipal et maire adjoint- que je tiens à lui rendre hommage, mais parce qu’il nous a bercés, portés, émus, soutenus dans nos combats pour un idéal de justice, de paix, de solidarité. Toujours aux côtés de ceux qui luttent, toujours du côté des petites gens, toujours porte voix des sans voix. Un homme intègre, fidèle, sans concession.
Des paroles, il y en aurait des milliers à citer, à fredonner, mêlant amour, poèmes d’Aragon, espoir, colère, hommage à la montagne, respect pour les poètes de la Résistance, horreur de la guerre...
"La porte du bonheur est une porte étroite, on m’affirme aujourd’hui que c’est la porte à droite, qu’il ne faut plus rêver..."
"Un jour, pourtant, un jour viendra, couleur d’orange Un jour de palmes, un jour, de feuillages au front, Un jour d’épaule nue, où les gens s’aimeront Un jour comme un oiseau, sur la plus haute branche"
"On me dit à présent que ces mots n’ont plus court qu’il vaut mieux ne chanter des chansons d’amour que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter L’ombre s’est faite humaine aujourd’hui c’est l’été Je twisterais les mots q’il fallait les twister, Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez"
"Je pense à toi, Desnos, qui partis de Compiègne comme un soir en dormant, tu nous en fis récit accomplir jusqu’au bout ta propre prophétie, là-bas où le destin de notre siècle saigne..."
"Picasso tient le monde au bout de sa palette, Des lèvres d’Eluard s’envolent des colombes Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes De dire qu’il est temps que le malheur succombe"
Salut l’artiste, merci le grand poète.